30.11.09

SUITE FOR MA DUKES Miguel Atwood-Ferguson and a 40 piece orchestra Live

Après le live d'anthologie (oui ca fait pompier mais c'est tellement vrai) de Q-Tip avec les Roots je n'imaginais pas me reprendre une claque d'une telle puissance, et bien voila que débarque Miguel Atwood-Ferguson (il aurait pu jouer dans Dynastie avec un nom pareil), chef d'orchestre un peu doué et illuminé. Il se réapproprie ici l'univers de Jay Dee avec un orchestre de 40 musiciens et waoouh.... c'est intense. Prière de retrouver la patience d'une écoute attentive, l'entrée de la batterie à 2mn est ultime, on a pas vu ca depuis l'épisode final d'Ulysse 31.



Dans le même registre, Mos Def qui se réapproprie Coltrane et David Axelrod c'est pas mal la classe aussi, mention spéciale au montage psychédélique, tellement abusif qu'il en est presque bien.

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21.11.09

WILDBIRDS & PEACEDRUMS THE SNAKE

Oiseaux Sauvages et Tambour de Paix. Derrière ce nom étrange se cache un duo suédois félin, tribal, sexy et terriblement libre.



Originaires de Suède, couple à la ville et en scène, le duo a sorti 2 albums et fait depuis sensation à chacune de leurs prestations live. En optant pour un parti-pris plutôt radical (une voix, une batterie, un steel-drum et quelques cordes très discrètes) ils parviennent à présenter une musique simple, efficace, libre et inspiratrice de sentiments multiples. La voix de Mariam caresse, effraie, expérimente : une conversation à part entière, ouverte et puissante ... son blues à elle. Derrière les futs, Andreas fait des miracles : visiblement très inspiré par un certain esprit de jazz libre, il a plus que probablement laissé trainer ses oreilles en Afrique. A la fois tribal, rock et tout en retenue, chacun de ses coups fait mouche, sur une batterie au timbre mat.

Loin des schémas pop sans surprises, The Snake est capable d'aligner un brûlot batterie/voix ultime (Today/Tomorrow), un blues moderne au tempo enlevé (There is no Light) et une balade caribéenne charnelle qui peut prétendre haut la main au titre de chanson de l'année (My Heart), concluant l'album par cette déclaration de Mariam à son amant : "Don't run, cause you see i'm lost without your rythm." Et tout ca sans tomber dans la mièvrerie, la grande classe !


19.11.09

THEM CROOKED VULTURES



Grosse grosse attente autour de ce disque qui réunit un casting de fou : Josh Homme (Queens of the Stone Age), Dave Grohl (Nirvana, Foo Fighters) et John Paul Jones (Led Zeppelin). Après avoir teasé la Terre entière avec quelques concerts suprises cet été, le disque sort enfin.

Sans être le disque ultime que certains attendaient, ce disque du trio magique offre à entendre un groupe solide, mélodique, qui prend son pied à jouer ensemble et ca s'entend ! Fortement influencés par Josh Homme, les morceaux sembleront familier aux fans des Queens. Impression forcément renforcée par la présence de Dave Grohl derrière les futs, on a parfois l'impression de se retrouver à l'époque de Songs for the Deaf (3eme album des Queens sur lequel était déjà présent le batteur de Nirvana). Reptiles renvoie ainsi aux martèlements de Hangin Tree de manière plus pop et blues. Warsaw fait quand à lui penser aux ambiances freaks typiques des Queens dans un premier temps pour proposer un refrain fou avec choeurs lalala plutot indéfinissable et plein de charme. Le riff de Dead End Friends démarre comme Breed de Nirvana mixé aux mélodies de Josh Homme alors que New fang renverse la tendance en creusant du côté d'un blues gras et anglais produit par des vikings en colère.

La prod est quand à elle un pur régal. Encore une fois, on sent la patte du leader des Queens : c'est gras sans être lourd, sale dans la précision, rempli de détails sonores savoureux. La batterie sonne chaude, sexy et brutale, les guitares sont parfaites (même si l'adage trop de solos tue le solo se vérifie à plusieurs endroits ...) et les lignes de basse, limpides, groovent à mort. On a même autorisé John Paul Jones à ressortir ses vieux synthés (Scumbag Blues très funky).

Au final, un bon disque qui sent le plaisir de jouer, par des amoureux de tout ce que le rock a pu produire ces 50 dernières années, à voir en concert assurément.