21.5.09

Last night a Patrick Watson saved my life



Patrick Watson et sa pop folk onirique est de retour. Son nouvel album Wooden Arms (voir le post plus bas) est une petite pépite qui ne cesse de révéler ses mystères à chaque nouvelle écoute. Il sera en concert le 2 Juin à la Maroquinerie. C'est d'ores et déjà complet mais une date a été rajoutée à la Cigale le 18 Novembre.


Beijing session acoustique
Un piano, quelques casseroles et autres poêles suffisent au chanteur et à son compère batteur pour nous transporter ailleurs. Délicat.






La Blogothèque Concert à emporter Part 2
Où comment le métro devient propice à tous les délires : en 8 mn Patrick et sa bande se font jarter du métro, simulent une course hippique improbable et délivrent une version de the Storm de toute beauté. La fillette montant les marches n'en revient pas.






The Cinematic Orchestra To Build A Home
Sur leur dernier album, le Cinematic Orchestra rompait avec leur jazz mutant pour s'orienter vers une pop surannée en invitant Watson à chanter sur plusieurs titres.




[concert à emporter]

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19.5.09

DARK NIGHT OF THE SOUL

Composé à quatre mains par Danger Mouse et Sparklehorse, mis en images par David Lynch, ce grand disque malade ne sortira finalement pas.



Il y a cinq ans Danger Mouse et Mark Linkous (Sparklehorse) avaient annoncé leur envie de produire un disque ensemble. Puis le projet s'est retrouvé dans les placards : Danger Mouse s'est retrouvé occupé à produire beaucoup de très bons albums (Gorillaz, the Good the Bad & the Queen, the Black Keys, Gnarls Barkley, Danger Doom, Beck) et Sparklehorse a quasiment cessé d'exister en même temps que grandissait la déprime de son leader, Mark Linkous.

Cinq ans plus tard, le projet Dark Night of the Soul fait son apparition sur le web : il s'agit d'un album composé par les 2 compères et accueille une cohorte d'artistes de haute volée. Dans le désordre : Franck Black (Pixies), Julian Casablancas (The Strokes), Vic Chestnutt, Jason Lytle (Grandaddy), Wayne Coyne (Flaming Lips), Iggy Pop, Nina Persson (The Cardigans). La cerise sur le gâteau : David Lynch s'occupe de toute la partie visuelle et chante sur le titre éponyme.

L'album tient plus que ses promesses : la nuit sombre de l'âme ne ment pas sur son titre. Belle et hantée, le pop soul délivrée ici surprend par ses choix de production : à la fois rétro et futuriste, d'une richesse infinie, on a le sentiment de se retrouver coincé dans un sombre cabaret hanté par des croques-morts de deux mètres dansant un twist saccadé.

L'album était prévu pour sortir ces jours-ci : un coffret regroupant le disque et un livre de photos de Lynch. EMI s'opposant pour d'obscures raisons à la sortie du projet, Danger Mouse a décidé de contre-attaquer en sortant quand même le coffret mais en lieu en place du disque l'acheteur aura dans les mains un CD-R l'invitant à graver l'album qu'il se sera procuré par d'autres biais : téléchargement illégal quand tu nous tiens ... La démarche est louable mais il faut bien avouer que payer 50 dollars pour un cd vierge, un poster et un livre de photos dont on ne sait à peu près rien, c'est limite.

Vous pouvez malgré tout vous rendre ICI pour écouter l'album en intégralité et en streaming, pour ensuite le télécharger là ou vous le trouverez.

Pour rendre justice aux protagonistes du projet, voici le morceau éponyme qui conclut l'album : malade, trouble et dérangée, la nuit chantée par Lynch nous renvoie près des bois de Twin Peaks, en compagnie de Bob ... addictif.

Micachu & The Shapes, grand disque inclassable.

Micachu & The Shapes Jewellery

Voix de teigne, production rugueuse, un (grand) disque inclassable.




Après plusieurs maxis prometteurs et une mixtape folle, le premier album de Micachu & the shapes confirme toute la folie entrevue dans leur musique. Anglais, menés par la foldingue Mica Levi, 21 ans, l'album nous invite dans un parc d'attractions déjanté et tordu, pour une cavalcade sur un grand huit pop destroy, organique autant que numérique.

13 titres courts (jamais plus de trois minutes ...) nourris de guitares acoustiques minimalistes, beats hip hop concassés et samples de teletubbies (Sweetheart). Le formidable Vulture d'ouverture joue au chat et à la souris en enchainant déflagrations soniques et accélérations cartoonesques, Calculator prouve qu'ils sont capables de composer de vrais morceaux pop aux mélodies imparables.

Le petit plus vient en partie de la voix : les mélodies font mouche à chaque titre et le ton purement insolent, plein de cette nonchalance anglaise inimitable donne une vraie personnalité à leur musique. On peut aussi louer le talent de Matthew Herbert pour avoir produit le disque intelligemment : tout en conservant leur côté bruitiste et sauvage on décèle la touche du maître via quelques claviers digitaux entendus sur ses disques. Sans chercher à rendre Micachu hype et tendance il insuffle au groupe une précision dans son désordre : une chambre consciencieusement mal rangée.

Au final, un disque énorme, rempli de tubes en puissance, à ne pas mettre entre toutes les oreilles : leurs chansons ne finiront pas en générique du grand journal.

5.5.09

LES PIRES REPRISES AU MONDE ET AUTRES SUPERCHERIES
Volume 1 : the man who sold the world par Mrweasel789 & robt32193



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