Après quelques heures de sommeil on peut enfin vous exprimer notre gratitude : MERCI.
Merci aux compères de L'Orchestre Du Robot, Jonathan et Mathieu. Merci à Mc Brice Ortofon et Mc Tabascouille pour un show hip hop ragga d'ailleurs et d'anthologie. Double dose de merci pour Alf et son précieux coup de pinceau visible dans le fanzine et sur cette image. Merci à Maïwenn, serveuse officielle du Melocotton. Merci aux passeurs de disque du dimanche, Chilly Jay, Sir Philip, BB2BB, Julien, Brieuc, Aimé Jockey et David Wozniak. Merci aux copains parisiens qui ont fait des bornes pour s'enjailler avec nous. Merci aux copains qui sont venus ambiancer les bureaux de Youppala tout le dimanche. Et Merci à toi, Public !16.6.16
14.4.16
28.9.15
Cristalo et Greg Del Campo ont un plan.
2005-2015, 10 années de cohabitation, 10 années de secrets inavouables et 10 années de collaborations. Célébration !
En 2005 les routes de Cristalo et Greg Del Campo se croisent pour la première fois à Paris. Encore loin d'imaginer une émission de radio, l'heure est à la création sonore. Cristalo collectionne déjà les vinyles et en extrait quelques échantillons bien sentis, Greg Del Campo achète un ordinateur avec un logiciel de son auquel il ne comprend pas grand chose.
Point de départ des expérimentations, ce titre de Cristalo (même si un certain Amos Slad l'a pris à son compte), minimaliste et cinématique : Le Plan ou l'art d'hypnotiser son auditoire.
Armé d'un ordi, quelques instruments électriques et un sampler sur lequel tout reste à découvrir, le titre se retrouve chahuté par Le Cowboy, alter-ego des hautes plaines de Greg Del Campo.
10 ans plus tard ces 2 titres n'auront certes pas changé la face du monde mais on ne peut pas se mentir sur la place qu'ils tiennent dans l'histoire commune des 2 compères : un point de départ.
19.2.15
Keor Meteor - Space Is The Game
Keor Meteor est un beatmaker parisien. Il nous offre un mix inédit qui se nourrit de hip hop old school et de jazz enfumé, le tout offert dans un écrin électronique et organique.
Découvert l'année dernière sur l'excellent disque de Confucius Mc (YNR Productions) Keor Meteor est du genre hyperactif. Un coup d'oeil rapide sur sa page Bandcamp laisse entrevoir 28 (!) sorties depuis 2011. Sorti récemment, Mashroomz Ep nous avait particulièrement emballé : 15 titres courts pour un voyage sonore d'une vingtaine de minutes, parfait. Son dernier disque ne déroge pas à la règle. San Andreas 2 se veut une bande son imaginaire pour GTA et propose 15 vignettes musicales entre jazz de fin de route et frénésie citadine (les inserts de dialogues). On se permettra de citer Flying Lotus, Madlib et J Dilla pour les affinités sonores.
C'est donc avec joie que nous vous proposons ce mix réalisé spécialement pour Le Blues Du Robot (la tracklist est disponible sur mixcloud).
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KEOR METEOR //
Hearthis // Soundcloud // Facebook // Bandcamp //
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1.2.15
Cornelius, du Japon au Brésil
Plus connu sous son alias Cornelius, le japonais Keigo Oyamada sortait en 2001 Point, album sur lequel on retrouve cette reprise du classique de la musique brésilienne.
Il est 5h, Tokyo s'éveille. Cornélius cuisine ses samples à la lueur du jour. Un chien aboie, les grillons chantent. Au détour d'une mesure une grenouille vient nous saluer. Une nappe vocale déroule un tapis rouge à un vocodeur tout mignon. C'est doux, c'est frais et vous voilà finalement à Rio.
Quelques années auparavant, en 1997, il sortait Fantasma, petit précis de pop synthétique en plein dans l'air du temps. Au milieu de bossas lo-fi et de boites à rythmes vintage, le japonais se permettait un morceau avec tout pleins de guitares pour apprendre à compter jusqu'à 6.
Auteur de nombreux remixes (Beck, Beastie Boys, MGMT, Money Mark, Coldcut, la liste est longue) on retiendra sa relecture de James Brown, assez étonnante mais qui indique bien la patte de l'artiste et certains de ses tics de production (petites notes de guitares répétitives et syncopées, un beat qui se dévoile tardivement autour de nombreux micro-éléments sonores).
That's all Folks !
30.1.15
Musique Large et Fulgeance
Avec la sortie il y a 10 jours de la compilation (gratuite) LARGE 2015, le label Musique Large poursuit son chemin avec style. Baron Rétif & Concepcion Perez, Débruit, Fulgeance, Claude ou Laurent Garnier, les artistes estampillés Large apparaissent régulièrement dans notre programmation. Mention spéciale à Fulgeance dont les projets en solo ou à plusieurs ont eu par 5 fois les faveurs des robots. Bref, on aime bien.
Dès lors, il aurait été du niveau de la faute professionnelle de passer sous silence ce titre imparable. Basses rondes, batterie désarticulée, ici on aime ses breakbeats démembrés qui font la coupole !
Depuis 10 ans le producteur parisien construit une discographie impeccable, entre bass music, funk, et beats hiphop. Sélection.
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En 2013 sortait Souleance - Brotha EP, réalisé avec le Funky French President : Soulist. Comment résister à cette relecture du swing sud-américain ?
Dans la foulée le duo offrait cette relecture folle de Ramble On. Le coup de génie est d'avoir envoyé Jimmy Page chercher un truc au fond du jardin. Habile. Ca redonne tout son sens et toute sa place à la basse virevoltante de John Paul Jones.
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Sorti fin 2013, l'album Cubes est un petit bijou des temps modernes. Ca y est, les machines prennent vie, les robots font des rêves et nous on danse.
Sorti fin 2013, l'album Cubes est un petit bijou des temps modernes. Ca y est, les machines prennent vie, les robots font des rêves et nous on danse.
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Le dernier projet en date, avec DJ Scientist. Quand une collection vinyle de haute volée rencontre une MPC. On nous dit dans l'oreillette qu'il serait souhaitable de ne pas traîner pour les vinyles.
Le dernier projet en date, avec DJ Scientist. Quand une collection vinyle de haute volée rencontre une MPC. On nous dit dans l'oreillette qu'il serait souhaitable de ne pas traîner pour les vinyles.
Musique Large: Bandcamp Soundcloud
Fulgeance: Soundcloud Discogs
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Quelques références du label disponible sur la boutique de Monsieur Vinyles.
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Soul Coughing - Ruby Vroom
Originaires de New York, ils apparaissent en 1994 avec une petite bombe prénommée Ruby Vroom. Aux côtés de Beck, Cake, Morphine ou Eels ils apportent un swing et un vent de fraîcheur à une scène américaine jusque-là dominée par le mur du son grunge.
Ils sont 4. Mike Doughty (chant, slam, guitare cabossée), Mark Degli Antoni (samples, claviers), Sebastian Steinberg (contrebasse) et Yuval Gabay (batteries) se rencontrent en 1992. Très rapidement ils arpentent les clubs de la grosse pomme (CBGB's Gallery, The Knitting Factory). Leur mélange de grooves jazz et samples cinématiques urbains fait mouche. Après des années de grosses guitares, les apports hip-hop et jazz renforcent ce sentiment de nouveauté. Ils sont rapidement signés et sortent en 1994 Ruby Vroom. C'est un coup de maître.
L'album enchaine les pépites : cool jazz de fin de nuit (Sugar Free Jazz), collages de trompettes fatiguées (Down To This) et toons embarqués dans une folle cavalcade (Bus To Beelzebub). L'ensemble transpire la ville américaine, ses errances, ses pulsations.
Après 2 albums supplémentaires (Irresistible Bliss -pas mal du tout- et El Oso -assez moyen mais on vous conseillera quand même le titre Blame) le groupe se sépare en 2000 dans un maelström juridique autour du droit des chansons, mais surtout sur l'impulsion du chanteur, tête à claques notoire qui déteste au plus haut point son groupe et musiciens ...
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La discographie complète de Soul Coughing.
Screenwriters Blues, live en studio, imparable.
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23.12.13
Sketches Of Africa (In loving Memory of ...) par Gévé Hère.
Gévé Hère, Guillaume dans le civil, nous régale toute l'année de sélections africaines sur son profil Facebook. Mali, Sénégal, Congo, Ethiopie, Angola, Côte d'Ivoire, les multiples richesses musicales sont infinies. Nous avons donc demandé à Mr Hère une sélection spéciale à l'occasion de cette fin d'année. Avec des titres comme Pas argent pas amour, la journée de la femme, les problèmes, l'amour rend aveugle et des artistes comme Haruna Ishola, Tchico Tchicaya, Gnonnas Pedro, on espère vous faire voyager et découvrir ces trésors. Joyeux Noël !
12.4.13
No Format : Sorcellerie au Stéréolux.
Exigeant mais pas radical, différent mais pas snob, le label No Format développe depuis 8 ans un catalogue riche, ouvert et éminemment poétique.
Jeudi 11 Avril se tenait au Stéréolux de Nantes une soirée du label. A l'affiche : Mélissa Laveaux, Nicolas Repac et Misja Fitzgerald Michel. Si les trois artistes sont différents dans l'esthétique, la programmation fait sens et rend echo au catalogue maison. Excusez du peu : Gonzales, Rocé, Vincent Segal, Mamani Keïta, Ballaké Sissoko, j'en passe. Le mieux étant d'aller les visiter ici. Une seule pensée en tête en ressortant des concerts : pourrait-on avoir une soirée de 48h non-stop avec tous les artistes du catalogue ?
C'est Misja Fitzgerald Michel qui ouvre le bal. Seul en scène avec ses guitares acoustiques, ce musicien de formation jazz s'est mis en tête de revisiter le catalogue de Nick Drake ce héros. Plutôt que de reproduire à l'identique les mélodies originelles, le guitariste réarrange intégralement les morceaux en malaxant harmonies vocales et arrangements de cordes et cuivres. Pas facile de rendre justice aux compositions de l'anglais sans chanter et pourtant il en ressort quelque chose d'intense et suffisamment original pour apprécier la découverte. Sa façon de présenter Nick Drake est également assez drôle pour le souligner. ("Il existait un enregistrement de la BBC. Il a malheureusement été effacé. Mais dans you tube vous pouvez trouver UNE vidéo de Nick Drake vivant. Elle dure 10 secondes et il est de dos"). Et c'est vrai.
Vient ensuite Nicolas Repac. Apparu sur notre radar musical en 1996 (euh, 17 ans, déjà) aux côtés d'Arthur H, il y faisait des miracles sur scène et en studio en participant à la trilogie magique du chanteur français (Trouble-Fête, Madame X et Négresse Blanche). Si les deux artistes collaborent toujours (L'or Noir), Nicolas Repac est ici pour présenter son nouveau projet, Black Box. L'album rend hommage au blues à travers un voyage total : Afrique, Amérique, Serbie, Haiti. A travers une mise en scène particulièrement habile (une cage qui l'entoure, cage qui s'ouvre en cours de route), le guitariste propose un voyage franchement enthousiasmant. Assis entouré de pédales d'effets, ordinateur, machines, percussions, flutes africaines, Repac fait vivre ses morceaux tel un sorcier moderne. Les vidéos projetés sont à la fois simples, subtiles et ultra-pensées. Le recours à la vidéo peut parfois rendre perplexe lorsqu'elles ne sont qu'accumulations d'images sans aucun sens. Ici il n'en est rien. C'est beau, vivant, les voix blues s'élèvent au milieu d'arpèges sombres et chaloupés, c'est une petite claque sonore et visuelle. Le musicien est simple, élégant, magnétique. Le public à n'en pas douter est sous le charme, les applaudissements soutenus. Une réussite totale, on aurait aimé que cela dure des heures (ce final ou sa "cage" se remplit d'eau ... magique), courez-y !
Pour clore le bal, une chanteuse dont on a déjà parlé par ici : Melissa Laveaux. De retour avec un deuxième album moins folk, elle a voulu orienter sa musique vers quelque chose de plus rythmique. Si la marge de progression est à la hauteur de son talent, c'est à dire énorme, le pari est quasiment gagné. J'en veux pour preuve son single Postman qui a d'ores et déjà sa place dans les morceaux de l'année.
Sur scène, Melissa se présente accompagné d'un tout nouveau groupe qui défie les lois de la parité. La section rythmique est féminine, les claviers et guitares sont assurés par ces messieurs. La quasi-intégralité du nouvel album défile (exception de Move On que j'aurais beaucoup aimé entendre). Certains morceaux sont clairement taillés pour la scène (Postman évidemment, Hash Pipe, Pretty Girls). Dans l'ensemble on sent une formation pleine de potentiel, mais qui a besoin de tourner pour complètement se trouver et se lacher (c'est le début de la tournée si j'ai bien suivi). Ainsi certaines chansons mériteraient un brin de folie, un lacher prise déterminant : Triggers évoque un je ne sais quoi entre blues du désert et pop résolument moderne, une sauvagerie qui ne demanderait qu'a exploser sur la durée. Mention spéciale à Anne Pacéo à la batterie (très à l'aise dans les grooves afro), aux lignes de basse à la Cure (Sweet Wood, pas loin de Metronomy) et à la voix de Mélissa, à la fois touchante et puissante malgré un mix qui la mettait légèrement en retrait.
En bref, No Format, un label qui a la classe et qui vous met des images plein la tête !
11.4.13
Nectar - Extended Process
Nouveau clip pour Nectar, illustrant un morceau extrait de Dust & Math, nouvel EP 3 titres à venir prochainement sur Le Blues Du Robot. Après 2 morceaux instrumentaux aux teintes hip hop et électroniques (Critical Behaviour, toujours disponible en téléchargement gratuit), Nectar revient avec un maxi toujours empreint de bidouillages numériques mais cette fois-ci particulièrement orienté jazz. L'orchestre qui se joue dans le crâne de Nectar produit un jazz frappé, malaxé, trituré mais certainement pas déshumanisé. Quelque chose comme le chaînon manquant entre Jaga Jazzist et Bitches Brew.
Pour télécharger le 2 titres Critical Behaviour c'est ici.
La page Facebook de Nectar, c'est là.
24.3.13
Backward Memories, a mixtape by Nectar.
Aux commandes du quatrième volume des mixes LBDR, voici Nectar. Pianiste, trompettiste et machiniste, ce sont surtout ses talents de compositeur équilibriste que vous découvrirez très prochainement au coeur de notre catalogue digital. Si les premières secondes de son mix laissent entrevoir une croisière jazzifiante et paisible, elle est régulièrement malmenée par des salves de hip-hop déstructuré, de l'électronique sur coussins d'air et un vieux bluesman. Bonne écoute !
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Le site de Nectar aka Thomas Piaczinski
Sa page Facebook
Soundcloud
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12.3.13
L'expérience électrique.
Troisième volume des mixes LBDR, voici l'Expérience Electrique, réalisé en compagnie de l'ami Cristalo, spécialiste du vinyl en tous genres. Au programme : rock n' roll allemand, cours de danse, hip hop de stade et beaucoup de tord-boyaux. Bonne écoute.
15.1.13
Raisa K s'échappe de Micachu & The Shapes.
Raisa K, membre de Micachu & the Shapes, s'échappe du groupe pour un premier Ep très prometteur. Bounce, Grime, Dissonant HipHop, appelez-ca comme vous voulez, les anglais sont décidément les plus imprévisibles. Premier clip en circulation, Feeder met en scène une certaine Betty Grumble, Miss Burlesque 2011.
En fouinant un peu on découvre cette fantastique prod pour Dels, autre trublion anglais des temps modernes, et surtout ce Boiler Room rempli de sons inédits. Brillant.
21.12.12
The Clash - Julie's Been Working For The Drug Squad
J'ai beau comprendre l'anglais, il faut avouer que parfois, surtout pour des morceaux digérés depuis des années et probablement par paresse, je passe complètement à côté des textes. Pas très dérangeant quand il s'agit de - au hasard - Led Zep et leurs histoires de valkyries et autres vikings (même si je n'ai pas envie de me fâcher avec nos amis nordiques, faut pas pousser : "Le marteau divin mènera nos navires vers de nouvelles terres, combattre les hordes, chanter, pleurer, Valhalla me voilà"). Alors quand je finis par capter ce que cache des mots que je crois connaitre et bien je me sens un peu moins bête.
Les Clash, comiques notoires.
The Clash donc. 1978, sortie de leur 2ème album ("Give 'em enough rope" quel titre !) qui poursuit dans la même veine que le premier : production minimaliste bien qu'un brin moins fauchée, guitares brutes et toujours ce talent mélodique qui explosera dès l'album suivant, London Calling (8ème merveille du monde, bla bla bla, super son, super chansons, double album, bla bla bla) ... bref.
Au milieu de ce disque, une chanson à priori gentillette, sorte d'Ob-La-Di-Ob-La-Da des années punk, basse sautillante, piano honky-tonk, petit pont boogie-woogie : Julie's Been Working For The Drug Squad. Malgré toutes les possibilités sous-entendues par le titre du morceau je n'avais d'yeux que pour Julie. Qui était-elle ? La copine du chanteur ? Une groupie ? Bon avec le mot DRUG j'aurais du me méfier mais que voulez-vous, quand on a 13 ans faut se montrer indulgent.
Et là, révélation grâce à songmeaning : Julie n'existe pas ! Cruelle déception mais satisfaction intellectuelle : Operation Julie est le nom de code d'une des plus grandes investigations stupéfiantes au Royaume-Uni dans les années 70. Fin fond du Pays-de-Galles en 1975, une petite ferme inoffensive, complètement isolé et peuplé de jeunes gens barbus et sympathiques s'affairant à la production de quantités astronomiques de LSD. Le gouvernement lance en douce une vaste opération d'infiltration d'agents au coeur de cette ferme (et d'autres lieux de la campagne anglaise). Opération nommée donc Julie qui se soldera par l'arrestation de plus de 120 personnes et une saisie d'environ 8 Millions d'euros de tablettes et autres produits chimiques, ainsi qu'un million d'euros placés dans des comptes en suisse ...
Ce sujet sera donc un terrain de jeu pour Joe Strummer, fine plume du groupe, qui s'imaginera une Julie infiltré au coeur de la communauté et obligé de s'adonner aux joies des plaisirs psychotropes malgré elle (It's Lucy in the sky and all kinds of apple pie, she giggle at the screen cause it looks so green) et prenant complètement part à la défonce collective (Stash it in the bank while the tablets grow high in their millions and everybody's high, high, high).
Pour aller plus loin, un mini-documentaire de 30 mn sur You Tube, et la page Wikipedia, début de vos investigations.
Sur ce, à bientôt, et au prochain épisode peut-être vous raconterais-je les messages cachés derrière la poésie de Jon Bon Jovi.
20.12.12
George Harrison - Living In The Material World
"People always say I'm the Beatle who changed the most, but really that's what I see life is about ... you have to change."
C'est avec cette phrase que se termine la bande annonce du documentaire consacré au Beatle tranquille, produit en 2011 par HBO et réalisé par Martin Scorsese. Durant 3 heures, le réalisateur nous fait découvrir de façon subtile un personnage aux mille-et-une facettes.
L'assurance qui l'animait dès son plus jeune âge, les débuts des scarabées, la vie misérable du groupe à Hambourg, la relation particulière avec Lennon (où l'on découvre que John avait une admiration sans borne pour George) rythment le premier tiers du film. Par la suite, sa rencontre avec Ravi Shankar, l'épilogue douloureuse du mouvement hippie, son rapport à la spiritualité et son engagement humanitaire nous montrent un George Harrison intense et désirant rompre avec les clichés que le public veut le voir véhiculer. Ses addictions ne sont pas évitées, tout comme les paradoxes inhérents à son statut, celui d'une star de la pop que le public aimait voir plus souvent dans une naïveté facile. Mais le public n'avait rien compris au personnage et ses proches savent le raconter (à ce sujet, la description par sa femme de l'attaque d'un maniaque à leur domicile fait froid dans le dos).
Proche des Monty Python, producteur de films, organisateur de concerts, paysagiste à son compte, homme à femmes, compositeur classieux, pacifiste, doué d'un humour so british le film dévoile une intimité peu abordée et rétablit un certain nombre de vérités. Captivant !
[N.B] Il est à noter qu'un documentaire avec Phil Spector et sa voix d'égorgeur de vieilles dames ne peut pas être un mauvais documentaire.
22.11.12
Unknown Mortal Orchestra - Beat Mixtape
A l'approche de leur second album prévu pour début 2012, UMO ont concocté une mixtape bien folle, qui traduit plutôt bien leur univers : psychédélique, tourbillonnant et pop. L'occasion de revenir sur ce groupe fabuleux, à travers clips, live et remixes.
Le sosie du batteur des Black Keys se rend à une soirée improbable où les gens perdent littéralement la tête. Attention : riffs de guitares incroyables à 1'55.
Version live en studio de Ffunny Friends. A 3 ils remplissent tout l'espace sonore. On est pas loin d'un Tame Impala plus rêche.
Nerve Damage, morceau psychobilly entêtant à base de cranes violets.
Clip franchement moyen pour chanson de haute volée.
Publié l'été dernier pour les compilations Adult Swim, I'll come back 4 u s'avère complètement imparable si vous êtes d'humeur.
Un remix de Little Blue House par Little Dragon, fidèles à eux-mêmes, c'est à dire impeccable dans leur pop synthétique.
Et pour les 2 du fond qui auront tenu jusqu'à la fin de l'article, une reprise de Vitamin C de Can.
17.11.12
Comment réactualiser un riff avec Pharrell et Chad.
Facile.
On choppe un riff de jazz blues, mais juste les 5 premieres secondes, et pas n'importe qui, ici Elvin Jones, batteur de Coltrane.
et on le rejoue avec moults synthés et effets :
Bien joué les NERD.
Here We Go Magic - Make Up Your Mind (Live)
Produit par Nigel Godrich, ce troisième album d'HWGM se bonifie avec le temps. Le groupe semble avoir trouvé sa vitesse de croisière et surtout le line-up qui lui convient. La preuve avec cette session filmée live en studio. On découvre ici Make Up Your Mind, la session complète étant disponible ici.
16.11.12
Robert Palmer & The Meters - Sailing Shoes
Robert Palmer, auteur du fantastique Looking For Clues est décidément plein de surprises. Le bougre a modestement commencé sa carrière discographique en enregistrant un album complet avec les fantastiques Meters, un des plus grands groupes que la funk ait connu. Rythmique aiguisé, claviers gras, guitare qui swingue du couteau plus fort que Machete, c'est en écoute tout de suite.
Paul McCartney & Wings - Coming Up (Live 79)
Retour en 1979 où l'on retrouve Paul McCartney et ses ailes sur scène, pour un concert de charité. Coming Up, toutes basses dehors, préfigure son prochain album qu'il enregistrera complètement seul. McCartney II est une petite merveille (on y dénombre que 4 balades pénibles pour 10 titres allant du bon au très satisfaisant) longtemps restée méconnue. Paulo s'enferme chez lui avec ses synthés new wave (Temporary Secretary, tube ultime), un banjo (Check My Machine), crée Animal Collective avant l'heure (Secret Friend) et s'amuse à pitcher sa voix (Dark Room). Pour la petite histoire, après avoir entendu Coming Up à la radio, Lennon a décidé de refaire un disque, épaté par la créativité de son ex-acolyte. Ce sera Double Fantasy.
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